02. mars 2022
Sur les traces de la maladie héréditaire PSSM2

Tous les éleveurs ont pour objectif d’obtenir des chevaux en bonne santé et performants. L’International Association of Future Horse Breeding, ou IAFH, les aide à atteindre cet objectif. Les organisations d’élevage équin qui collaborent sous l’égide de l’IAFH – à savoir actuellement l’Association Holsteiner, les associations d’Oldenbourg, l’association des éleveurs de Trakehner ainsi que le livre généalogique westphalien – se sont donné pour mission de mettre à la disposition de leurs membres, de manière exhaustive, les informations issues d’analyses génétiques nécessaires à une planification moderne et efficace de l’élevage. Elles considèrent la transparence et l’accompagnement dans l’interprétation et l’utilisation des informations disponibles comme des missions essentielles.

La gamme de services proposés par l’IAFH comprend également des tests de dépistage de maladies héréditaires telles que le PSSM2. L’abréviation PSSM signifie « myopathie de stockage des polysaccharides », c’est-à-dire une maladie musculaire associée à un stockage excessif de sucre dans les muscles. Cette description s’applique également à la PSSM1, mais pas à la PSSM2. En effet, le terme PSSM2 regroupe différentes maladies musculaires dont la cause n’est justement pas la mutation à l’origine de l’accumulation excessive de sucre. Les troubles du métabolisme musculaire ou les anomalies de la structure musculaire, qui altèrent la fonction musculaire, ont une origine génétique différente. Parmi les symptômes souvent non spécifiques, on compte des boiteries inexpliquées ainsi que des creux musculaires, des zones musculaires durcies et tendues, une atrophie musculaire et des ataxies, mais aussi ce que l’on appelle l’« intolérance à l’effort », ce qui signifie que les chevaux atteints sont peu enclins à fournir des efforts et semblent souvent à court de forces après une durée d’entraînement relativement courte. La maladie est généralement diagnostiquée chez des chevaux âgés de sept à dix ans, mais des symptômes peuvent également apparaître chez des chevaux plus jeunes, même si ceux-ci sont alors souvent (encore) moins prononcés.

Des variantes de différents gènes sont associées à la PSSM2. Cependant, les porteurs de la prédisposition ne présentent pas toujours de symptômes ; on trouve en effet parmi eux des chevaux qui obtiennent d’excellents résultats en compétition. Une grande importance est accordée à l’alimentation et à la gestion, même si de nombreuses questions restent encore sans réponse. La présence de variantes du gène PSSM2 ne signifie donc pas nécessairement que l’animal testé positif ne soit pas apte à la reproduction. Il peut toutefois s’avérer judicieux d’accoupler le porteur du gène avec un cheval dont le test s’est révélé négatif.

« Désormais, en tant qu’associés de l’IAFH, nous sommes en mesure de proposer, grâce à cette nouvelle analyse en laboratoire, des tests de dépistage du PSSM2 pour les chevaux de nos membres. Et ce, à des conditions qui facilitent l’accès à davantage d’informations et de transparence sur ce sujet très controversé », explique le Dr André Hahn, directeur adjoint de l’élevage des associations d’Oldenbourg, qui connaît parfaitement les axes de travail de l’IAFH. « Et très bientôt, les éleveurs pourront commander eux-mêmes ces tests. Notre coassocié de l’IAFH, le centre de calcul vit à Verden, se chargera alors des analyses génomiques correspondantes. »
D’ici là, les fédérations proposent de recueillir les demandes de leurs membres et de les transmettre à vit afin que les analyses soient effectuées. La procédure est simple : pour les chevaux déjà génotypés par SNP – depuis le début de la saison 2021, tous les chevaux nouvellement enregistrés au sein de l’IAFH sont systématiquement examinés à l’aide de marqueurs SNP dans le cadre du contrôle de filiation –, aucun échantillon supplémentaire ni aucune autre analyse en laboratoire ne sont nécessaires. Pour l’examen de tous les autres chevaux, il suffit d’envoyer des échantillons de poils, après quoi le génotypage SNP est effectué en laboratoire, puis la lecture des marqueurs PSSM2 est réalisée par vit. Il convient d’indiquer le numéro d’identification du cheval et le numéro d’adhérent du demandeur auprès de la fédération concernée. Le prix net du génotypage SNP, condition préalable à la lecture des marqueurs, s’élève à 20 euros ; le test PSSM2 proprement dit coûte 160 euros nets.

 

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