04. janvier 2022
Biotechnologie : des juments alezanes qui garantissent la naissance de poulains ...

C’est grâce à l’IAFH que cela est possible : « La biotechnologie moderne nous permet de fournir aux éleveurs des informations essentielles – des éléments qui peuvent contribuer à l’élevage de chevaux encore meilleurs et en meilleure santé », explique le président de l’International Association of Future Horse Breeding (IAFH), le Dr Wolfgang Schulze-Schleppinghoff.

La détermination de la robe d’un poulain constitue un exemple impressionnant de l’application de ces nouvelles méthodes dans la pratique. En effet, celle-ci est tout à fait prévisible – à condition d’en savoir un peu plus sur les parents que ce n’est généralement le cas jusqu’à présent. Pour mieux comprendre : certains gènes déterminent si un cheval naîtra alezan. D’autres déterminent si le poulain sera bai ou noir. Si l’éleveur connaît les loci génétiques des deux couleurs de base (alezan et bai ou noir) de la jument et de l’étalon, il est possible de planifier la naissance de poulains présentant la « couleur souhaitée ». Selon le génotype, l’obtention d’un poulain noir peut donc être garantie, même lors de l’accouplement d’une jument alezane avec un étalon noir, grâce à une analyse génétique approfondie. Les espoirs, les craintes et la certitude acquise seulement après la naissance de nombreux poulains appartiennent désormais au passé : il suffit d’examiner quelques marqueurs génétiques clés bien connus.

L’idée qui a conduit en 2016 à la création de l’International Association of Future Horse Breeding, ou IAFH, était visionnaire : il s’agissait de créer, sur la base des dernières découvertes scientifiques associées aux analyses de laboratoire et aux méthodes d’évaluation les plus modernes, un système complet de base de données commune destiné à améliorer l’élevage des chevaux. La sélection génomique était le mot-clé ; en termes simples : certaines caractéristiques des chevaux, recensées depuis quelques années au moyen de la description linéaire, devaient être associées à des marqueurs génétiques afin de permettre un travail d’élevage encore plus efficace. La santé des chevaux, en particulier la prévention des maladies héréditaires, ainsi qu’une meilleure prévisibilité des caractéristiques recherchées dans l’élevage des chevaux de selle, étaient et restent au cœur de cette démarche.

Les marqueurs SNP : une étape
décisive Entre-temps, grâce à des années de recherche et de développement, cette vision est devenue réalité. Le passage, pour le contrôle systématique des ascendances, à une technologie s’appuyant sur ce que l’on appelle les marqueurs SNP a sans aucun doute constitué une étape décisive dans cette voie. Ces marqueurs génétiques sont des sites clairement identifiables dans le génome d’un cheval, qui peuvent être facilement analysés en laboratoire. « Ce qui est formidable avec ce procédé, c’est que les marqueurs sont répartis sur l’ensemble du génome ; nous parlons actuellement de 85 000 positions, ce qui constitue en quelque sorte une empreinte génétique », explique le Dr Kathrin Stock, qui a participé au développement et supervise le projet pour le compte de vit, associé de l’IAFH et prestataire informatique de renom basé à Verden. Cette spécialiste en génétique et vétérinaire, elle-même cavalière et éleveuse, résume la situation actuelle : « Le système est désormais capable de tirer des conclusions à partir des informations connues et de cette empreinte génétique, conclusions que les éleveurs peuvent intégrer dans leur réflexion. »

Les éleveurs des fédérations regroupées au sein de l’IAFH – à savoir, actuellement, la Fédération Holsteiner, les fédérations d’Oldenbourg, la Fédération Trakehner et le Livre généalogique westphalien – peuvent donc d’ores et déjà tirer un bénéfice très concret de la coopération entre leurs organisations, vit, les universités et les instituts de recherche. À l’avenir, chaque éleveuse et chaque éleveur membre des associations de l’IAFH pourra, moyennant des frais modiques, faire analyser certaines caractéristiques génétiques, telles que le génotype de couleur d’un cheval issu de son propre cheptel. D’autres caractéristiques, telles que la taille génétique, les maladies héréditaires et les profils de transmission génétique basés sur le génome, suivront, de sorte que ces aspects pourront également être intégrés de manière ciblée dans la planification de l’élevage.

« Plus de 45 000 chevaux ont désormais fait l’objet d’une description linéaire au sein des associations membres de l’IAFH, et cette année, jusqu’à fin octobre, environ 10 000 poulains ont déjà fait l’objet d’analyses génétiques à l’aide de SNP », a déclaré le Dr Wolfgang Schulze-Schleppinghoff. « Pour les poulains de la génération actuelle, les empreintes génétiques sont donc déjà disponibles, les analyses en laboratoire ayant été effectuées. Mais les juments des générations précédentes peuvent également faire l’objet d’un tel examen à tout moment. Nous sommes convaincus de pouvoir proposer des offres adaptées – bien entendu, la détermination de la couleur de robe attendue n’est qu’une des nombreuses applications possibles de ce dépistage dans la pratique. « L’IAFH va continuer à se développer », affirme avec conviction le Dr Wolfgang Schulze-Schleppinghoff.

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à envoyer un e-mail à info@international-association-of-future-horse-breeding.com

 

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