08. mars 2021
Carinjo : meilleur reproducteur selon Hippomundo, avec des descendants âgés de ...
Mots-clés

Par Sven Völz

Cette nouvelle me rend très fier : pendant plus d’une décennie, Carinjo a été l’un des fleurons de notre élevage. C'est mon père qui l'a découvert alors qu'il n'était encore qu'un poulain, chez son éleveur Klaus-Hermann Hollm. Le premier grand succès pour Carinjo et ma famille a été le titre d'étalon vainqueur lors de l'approbation des Holsteins en 2003. Jeune cheval, son parcours n’a pas toujours été facile : c’était un cheval à maturation tardive, pas un sauteur classique, mais moi-même, et surtout mon père, avons toujours cru en cet étalon exceptionnel. Son intelligence et son grand cœur font toute sa particularité. Sur le plan sportif, il a par la suite répondu à toutes les attentes : avec Thomas Voß, il a terminé deuxième du Grand Prix d’Aix-la-Chapelle et a ensuite remporté de nombreux succès internationaux.


Il n’a fait ses débuts en compétition qu’à l’âge de sept ans ; de nos jours, cela reviendrait à un « arrêt de mort » pour un étalon reproducteur, mais c’était précisément ce dont il avait besoin pour réaliser par la suite ces performances sensationnelles. Avec Thomas Voß, j’ai trouvé un allié qui croyait en la qualité de Carinjo. La première année, de nombreux collègues se sont moqués de nous ; dès la deuxième année, alors qu’il avait huit ans, les critiques se sont tues et il a commencé à prouver qu’il était vraiment exceptionnel. Ses descendants lui ressemblaient ; au début, mes éleveurs n’étaient pas toujours satisfaits des résultats, mais peu à peu, de plus en plus d’entre eux, qui avaient besoin d’un peu plus de temps dans leur jeunesse, ont fait leur apparition dans le sport international. Lorsque je les croise aujourd’hui lors des concours, ils m’offrent un café grâce à la prime d’élevage. Désormais, Carinjo porte haut les couleurs de la race Holsteiner, même au niveau international.

Retour