08. janvier 2021
« Vers l'avenir, dans un esprit moderne et couronné de succès »
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Au début de cette nouvelle année, Stephan Haarhoff (27 ans) et Roland Metz (48 ans) ont pris leurs nouvelles fonctions respectivement de responsable de l'élevage et de directeur général de l'Association des éleveurs du cheval Holsteiner. Dans cette interview, ils évoquent leurs projets et leurs visions quant à l'avenir du cheval Holsteiner.

Monsieur Metz, cela fait maintenant près de deux ans que vous travaillez pour l’Association des éleveurs du Holsteiner. Vous assumez désormais encore plus de responsabilités : peut-on en déduire que vous envisagez votre avenir professionnel à Holstein ?

Roland Metz : « Rétrospectivement, ces deux premières années ont été très mouvementées et riches en événements, au cours desquelles nous avons accompli beaucoup de choses – notamment grâce au soutien sans faille des éleveurs. À cela s’ajoute le fait que ma famille et moi-même nous sommes très bien adaptés à la vie dans le Schleswig-Holstein. Une superbe ferme isolée près d’Elmshorn est devenue notre nouveau foyer, où ma femme et ma fille se sentent également très bien. Outre mes fonctions au sein de l’Association des éleveurs de Holstein et l’accueil chaleureux que m’ont réservé ses éleveurs, ce sont également des raisons personnelles qui m’ont incité à assumer davantage de responsabilités professionnelles. »

Depuis le 1er janvier 2021, outre la direction de la Holsteiner Verband Vermarktung und Auktions GmbH, vous occupez également les fonctions de directeur général de l’association faîtière. Quels seront, selon vous, les axes prioritaires de votre travail quotidien à l’avenir ?

Roland Metz : « Je considère qu’une mission très importante consiste à maintenir la compétitivité de l’Association Holsteiner à l’avenir. Le marché des fédérations d’élevage allemandes devient de plus en plus difficile, mais avec le livre généalogique Holstein Global, le premier pas dans la bonne direction est déjà franchi. Il est important de mettre en œuvre cette ouverture et de la faire progresser afin de garantir la part de marché des chevaux Holstein à l’avenir également. Par ailleurs, nous veillerons à ce que la qualité du service offert à nos membres reste à un niveau élevé. Grâce à la séparation entre la direction de l’élevage et la direction générale, le directeur général disposera désormais de capacités accrues pour se consacrer à la rentabilité, sans pour autant perdre de vue les échanges étroits et collégiaux avec le directeur de l’élevage. Je pense par exemple à l’optimisation des manifestations, à la génération de recettes publicitaires ainsi qu’au renforcement du centre de l’association à Elmshorn, véritable port d’attache des éleveurs de chevaux Holsteiner. »

Au cours des dernières années, l’Association des éleveurs de Holsteiner s’est ouverte à différentes orientations. Les services aux éleveurs et la numérisation en font notamment partie. Avez-vous déjà des projets concernant la manière dont ces domaines pourraient être développés à l’avenir ?

Roland Metz : « Comme je l’ai déjà mentionné au début, je considère que l’une des missions les plus importantes consiste à consolider et à développer davantage la part de marché des chevaux Holsteiner. La numérisation constitue un outil précieux à cet égard ; elle permet déjà depuis plusieurs années, par exemple, d’enregistrer ou d’inscrire en ligne des poulains et des juments. Par ailleurs, lors de la dernière assemblée des délégués, il a été décidé de réduire les frais d’adhésion de 300 à 100 euros. Nous avons ainsi envoyé un signal fort quant à notre attractivité par rapport à d’autres associations d’élevage. En ce qui concerne la poursuite de la numérisation, la pandémie de coronavirus nous a contraints, l’année dernière, à explorer de nouvelles voies qui, rétrospectivement, ont heureusement fait leurs preuves. Je pense notamment aux nouvelles expériences acquises dans le domaine des ventes aux enchères en ligne et hybrides, que nous mettrons certainement à profit à l’avenir dans le secteur de l’élevage. En résumé, nous souhaitons – et je parle ici au nom de Stephan Haarhoff et en mon nom propre – positionner l’Association des Holsteins de manière moderne et performante pour l’avenir. »

Monsieur Haarhoff, en ce début d’année, vous avez succédé au Dr Thomas Nissen au poste de directeur de l’élevage de l’Association Holsteiner. Qu’est-ce qui vous a incité à postuler à ce poste ?

Stephan Haarhoff : « Dès mon enfance, j’ai été « contaminé par le virus du cheval » grâce à ma famille, et j’ai très tôt compris que je voulais faire de ma passion mon métier. C’est pour cette raison que j’ai très tôt orienté ma formation dans cette direction. Parallèlement à mes études d’agriculture, j’ai effectué de nombreux stages au sein d’associations d’élevage, suivi des formations préparatoires et, enfin, suivi une formation de deux ans en tant que jeune cadre dans le domaine de l’élevage. Lorsque le poste de responsable de l’élevage au sein de l’Association des éleveurs de Holstein a été mis au concours, j’ai tout de suite su que je souhaitais postuler. »

Cela fait maintenant près d’un an et demi que vous travaillez au sein de l’Association Holsteiner, d’abord en tant que jeune cadre, puis en tant qu’adjoint à la direction de l’élevage. Quelles sont vos impressions jusqu’à présent ?

Stephan Haarhoff : « Le temps que j’ai passé jusqu’à présent au sein de l’association Holsteiner Verband a filé à une vitesse incroyable. Au cours de cette année et demie, j’ai été très chaleureusement accueilli et j’ai déjà fait la connaissance de nombreux passionnés de chevaux. La vie de l’association est marquée par de nombreux processus traditionnels. Il s’agit, d’une part, de préserver ces traditions et, d’autre part, de les adapter aux exigences de notre époque et de les moderniser en conséquence. »

L’Association des Holsteins n’a cessé d’ouvrir davantage son programme d’élevage ces dernières années. Le livre généalogique Holstein Global a créé de nombreuses nouvelles possibilités à cet égard. Comment évaluez-vous cette évolution ?

Stephan Haarhoff : « Je considère qu’il s’agit d’une bonne décision. Les éleveurs d’aujourd’hui souhaitent prendre librement leurs décisions en matière d’élevage et utiliser les étalons qui les enthousiasment et les convainquent. De plus, l’expérience passée a montré que l’apport ciblé de sang étranger peut tout à fait conduire aux progrès d’élevage souhaités. »

Vous jouez un rôle déterminant dans la modernisation actuelle du modèle à étoiles pour les juments d’élevage Holstein. Pour quelle raison ce système a-t-il été remanié et à quelles nouveautés les éleveurs doivent-ils s’attendre ?

Stephan Haarhoff : « Nos éleveurs s’orientent avant tout vers le sport (de haut niveau) ; c’est pourquoi nous accorderons également davantage d’importance aux succès sportifs dans le modèle à étoiles. Les changements à venir concernent aussi bien les performances propres des juments que celles de leur descendance. Je suis impatient de voir quels seront les effets de cette refonte et quelles juments obtiendront le plus grand nombre d’étoiles. »

Le modèle révisé s’appuie donc nettement davantage sur les succès sportifs. Envisage-t-on également de prendre en compte les données de la FEI ?

Stephan Haarhoff : « Oui, cela a également été pris en compte. Afin d’accroître encore la pertinence du modèle à étoiles, il est impératif d’intégrer les données sportives internationales. Ces dernières années, le sport a profondément évolué : il s’est encore davantage internationalisé et des circuits, tels que le Global Champions Tour, se sont imposés. De plus, de nombreux chevaux Holsteiner ont été vendus à l’étranger et y ont remporté des succès sportifs remarquables. À partir de 2021, les données de la FEI seront donc intégrées au modèle, ce qui augmentera considérablement le volume de données.

Le poste de directeur de l’élevage est une fonction très importante et à haute responsabilité. Comment envisagez-vous cette nouvelle mission ?

Stephan Haarhoff : « J’aborde cette nouvelle mission avec beaucoup d’enthousiasme, mais aussi avec le respect qui s’impose face aux succès de mon prédécesseur, le Dr Thomas Nissen. Je me réjouis par ailleurs à l’idée d’avoir de nombreux échanges constructifs avec les éleveurs. La nouvelle génération de poulains va naître dès les semaines et les mois à venir. Et je suis très impatient de voir comment les jeunes étalons, qui ont été utilisés pour la première fois à la saillie, transmettront leurs qualités, et si les choix d’élevage des éleveurs répondront aux attentes. »

 

Photo : Janne Bugtrup

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