Tant le transfert d'embryons (TE) que le prélèvement d'ovocytes par la technique dite « ovum pick-up » (OPU) suivie d’une production in vitro (IVP) d’embryons, il s’agit de méthodes d’élevage reconnues par la législation sur l’élevage animal (conformément à l’article 4 de la loi allemande sur l’élevage animal, TierZG), qui ont également une incidence sur la population des chevaux Holsteiner. En principe, toutes ces méthodes doivent être utilisées de manière mûrement réfléchie, en respectant le principe de la qualité avant la quantité, et sans en aucun cas restreindre la diversité génétique.
Dans le cadre de la méthode déjà utilisée qu’est le transfert d’embryons (TE), la fécondation de l’ovule a lieu dans la trompe de la jument donneuse. Au bout de quelques jours, l’embryon est prélevé de l’utérus de la jument donneuse et transféré dans une jument porteuse prête à la conception, qui se chargera à la fois de la gestation, de la mise bas et de l’élevage du poulain.
Les ovules non fécondés peuvent être prélevés chez la jument donneuse par ponction folliculaire ovarienne (OPU) transvaginale guidée par échographie. La production in vitro (IVP) d’embryons qui s’ensuit se compose essentiellement de trois étapes méthodologiques : la maturation in vitro (in vitro maturation, IVM), la fécondation in vitro (in vitro fertilization, FIV) chez le cheval par injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) et la culture in vitro (in vitro culture, IVC) jusqu’à l’obtention d’un embryon âgé d’environ une semaine, lequel, comme dans le cas du transfert d’embryons (ET), est d’abord congelé ou peut également être transféré directement à une jument porteuse.
Le comité directeur de l’association Holsteiner recommande aux éleveurs et à ses membres d’adopter les pratiques suivantes concernant les techniques de reproduction décrites :
Transfert d’embryons (TE) :
- Recours à des juments donneuses présentant une qualité génétique et/ou sportive élevée
- Recours à des juments receveuses (d’âge modéré) présentant une bonne fertilité, une taille suffisante et de bonnes qualités de caractère
- Soins appropriés et maintien en bonne santé des juments donneuses et receveuses
- Réalisation de cette procédure exclusivement par du personnel qualifié, de préférence pendant la saison de reproduction naturelle
- Trois inséminations au maximum par jument et par an
Prélèvement d’ovocytes (OPU) :
- Recours à des juments donneuses présentant une qualité génétique et/ou sportive élevée,
(le cas échéant, également des juments souffrant de troubles de la fertilité acquis)
- Recours à des juments donneuses ayant déjà mis bas un poulain
- Réalisation exclusivement par du personnel qualifié
- Suivi des juments donneuses obligatoire
- Trois prélèvements au maximum par saison, devant donner naissance à cinq descendants au maximum
- Trois saisons de reproduction consécutives au maximum
- L’intérêt économique doit rester secondaire
Sélection des étalons pour l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) :
- Utilisation ciblée de sperme provenant d’étalons reconnus par l’association, dont la disponibilité est limitée, et qui sont des géniteurs particulièrement performants
- Veiller à l’aptitude à la reproduction (capacité de fécondation normale) afin d’éviter toute sélection négative
Ces principes élaborés par l’association Holsteiner ont un caractère de recommandation à l’intention des membres de l’association, qui sont invités à agir de manière très responsable en tenant compte des principes éthiques et de la législation relative à la protection des animaux. La décision d’utiliser les techniques de reproduction correspondantes relève du choix personnel de chaque éleveur.