Communiqué de presse de l'IAFH – Association internationale pour l'élevage des chevaux du futur
Grâce à d’énormes efforts collectifs, l’objectif est atteint : le plus grand système d’évaluation génotypique au monde est désormais opérationnel !
Jusqu’à présent, la sélection génétique reposait en grande partie sur une évaluation et un enregistrement suffisamment fiables des caractéristiques recherchées. Il ne restait alors plus qu’à espérer que les effets environnementaux ne masquaient pas trop les véritables prédispositions héréditaires. L’analyse génomique offre désormais l’avantage inestimable de pouvoir déterminer directement, à partir du génotype du cheval, les prédispositions héréditaires pour de nombreux caractères et, par conséquent, de procéder à une sélection génétique bien plus fiable.
« Wahl-O-Mat » pour la planification
de l’élevage
Ce nouveau système constitue une véritable avancée majeure dans l’élevage équin moderne, car, pour la première fois, les caractéristiques liées à l’apparence physique, aux performances et à la santé peuvent être directement mises en relation avec les prédispositions génétiques. La publication de valeurs d’élevage fondées sur l’analyse génomique pour les caractéristiques issues de la description linéaire met à la disposition des éleveurs des informations précieuses qu’ils peuvent intégrer dans leurs décisions de sélection et d’accouplement.
Sur cette base, un programme d’appariement en ligne a été développé, qui propose à l’éleveur une sélection de partenaires d’appariement adaptés à sa jument. Et ce, de manière entièrement personnalisable en fonction des objectifs d’élevage spécifiques de l’éleveur, via son propre compte en ligne. C’est toutefois toujours l’éleveur qui prend la décision finale quant au choix de l’étalon qu’il souhaite.
Les indices d’élevage IAFH des étalons sont désormais mis gratuitement à la disposition de tous les éleveurs des fédérations membres de l’IAFH dans le plan de répartition des étalons en ligne correspondant.
Une vaste base
de données
Elle s’appuie sur les informations recueillies par l’IAFH au cours de 14 années de collecte systématique de données relatives à des critères individuels susceptibles d’influencer les décisions d’élevage. Il s’agit de 28 caractéristiques morphologiques, 19 caractéristiques de mouvement et 12 caractéristiques de saut, pour l’évaluation génétique desquelles sont utilisés les profils linéaires d’un total de près de 84 000 chevaux. Ces données ont été fournies par six fédérations d’élevage équin, qui couvrent la majeure partie de l’élevage des chevaux à sang chaud en Allemagne. Un pool de plus de 130 000 chevaux génotypés permet d’associer les caractéristiques morphologiques et de performance à des génotypes spécifiques, ce que garantit le centre de calcul vit grâce à l’utilisation de méthodes d’analyse de pointe.
Qui est l’IAFH ?
La collaboration interassociative de l’IAFH a ainsi atteint un objectif intermédiaire important. L’IAFH (International Association of Future Horse Breeding GmbH & Co KG) a été fondée en 2017 avec pour objectif clair de développer des applications génomiques pour l’élevage de chevaux de sport et, à cette fin, d’investir dans les travaux de recherche et de développement nécessaires. Ce réseau regroupe les associations d’élevage d’Oldenbourg (OL, OS), l’association des Holsteins, le livre généalogique westphalien, l’association des Trakehner, l’association des Hanovriens et l’association allemande des chevaux de sport (DSP), ainsi que le centre de calcul vit.
Priorité
à la santé
Outre la sélection génétique axée sur la morphologie et les performances, l’évaluation génomique des valeurs d’élevage poursuit toutefois un autre objectif extrêmement important : l’amélioration de la santé et de la résistance de la population équine. Toute personne impliquée dans le monde du cheval sait que les problèmes de santé peuvent anéantir la valeur d’un cheval en un clin d’œil – sans même compter les frais vétérinaires qui en découlent. Et c’est là qu’une évaluation génomique des valeurs d’élevage pour les caractères liés à la santé pourrait rendre des services inestimables. Les bases nécessaires à cet effet ont été posées par la recherche génomique, et une « puce SNP » contenant les loci génétiques importants est désormais disponible. Malheureusement, on manque encore de données suffisantes sur les chevaux pour permettre d’établir avec certitude un lien entre certaines maladies ou anomalies de santé et des génotypes précisément définis. C’est précisément sur ce point que l’on travaille désormais d’arrache-pied. Une percée dans ce domaine constituerait un bond en avant pour l’ensemble de l’élevage équin.