Tout cela au nom du progrès de l'élevage ? Explorer de nouvelles voies, s’appuyer sur les connaissances scientifiques actuelles et faire confiance aux méthodes d’élevage modernes mises en œuvre par des vétérinaires expérimentés : cela s’est avéré, par le passé, être un élément fondamental pour un progrès constant de l’élevage, au même titre que la sélection rigoureuse des chevaux utilisés à cette fin. Cependant, il faudra sans cesse débattre en profondeur, au sein de la communauté des éleveurs et avec les fédérations, des cas où, parmi toutes ces possibilités, des limites éthiques pourraient être franchies. C’est pourquoi la Holsteiner Verband Hengsthaltungs GmbH vous invite, le lundi 6 décembre à 19 heures, à une séance d’information interactive consacrée aux thèmes du transfert d’embryons (TE), du prélèvement d’ovocytes (OPU) et de l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI). Plusieurs exposés, suivis d’une table ronde, auront lieu à la fois en présentiel dans le foyer de la Fritz-Thiedemann-Halle à Elmshorn, et en direct sur le site www.holsteiner-verband.de.
En quoi consistent exactement ces techniques de reproduction ? Le transfert d’embryons est une méthode déjà assez répandue : quelques jours après l’insémination d’une jument donneuse, l’embryon est prélevé et transféré à une jument porteuse, qui se charge à la fois de la gestation et de l’élevage. Lors d’une OPU, les ovocytes sont prélevés directement dans les follicules des ovaires par ponction transvaginale, sous contrôle échographique. L’objectif est d’aspirer le liquide folliculaire contenant l’ovocyte. Les ovocytes prélevés sont recherchés au microscope dans le respect de règles d’hygiène strictes, puis lavés et mis en maturation dans une incubatrice. Lorsque l’ovocyte est prêt à être fécondé, un seul spermatozoïde est injecté directement dans l’ovocyte à l’aide d’une aiguille très fine, selon la technique de l’ICSI. L’ovule fécondé mûrit ensuite à nouveau pendant quelques jours dans l’incubateur, avant que l’embryon ainsi formé puisse être transféré dans une jument receveuse ou congelé en vue d’un transport ou d’une conservation. Ces méthodes permettent l’utilisation, à des fins d’élevage, de juments de sport ou d’autres juments présentant un très fort potentiel génétique, qui ne pourraient autrement pas être utilisées en élevage, ainsi que d’étalons dont il ne reste (plus) qu’une faible quantité de spermatozoïdes.
En raison de l’évolution actuelle de la situation liée au coronavirus et des capacités d’accueil limitées qui en découlent, l’inscription à l’événement en présentiel est réservée exclusivement aux membres de l’Association des éleveurs du cheval Holsteiner. Celle-ci s’effectue en ligne jusqu’au 30 novembre, en indiquant votre numéro de membre. Mais personne ne doit renoncer à y participer : toute personne intéressée par le sujet peut suivre les conférences en direct via livestream et poser des questions via une fonctionnalité de chat. Parmi les intervenants figurent notamment Jannie Spanner, de VetEmbryo (Danemark), et Michaela Kölling, de Vet Art (Dägeling). Les avantages et les inconvénients du transfert d’embryons ainsi que des méthodes OPU et ICSI seront débattus par d’autres experts invités ; des éleveurs ayant déjà une expérience de la mise en œuvre de ces méthodes prendront également la parole.
Vous souhaitez participer à l'événement sur place à Elmshorn ? Vous pouvez alors vous inscrire ici pour participer à la séance d'information interactive à Elmshorn :
Lors de l’inscription, veuillez respecter les règles relatives à la lutte contre le coronavirus prévues par le règlement régional en vigueur dans le Schleswig-Holstein.